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Étude de faisabilité sur la fibre optique au Nunavut

NBDC a commandé une étude de faisabilité sur la fibre optique au Nunavut afin d’obtenir des informations précises et à jour sur les couts, les défis et les avantages de la connectivité par fibre optique. NBDC est d’avis que le rapport produit s’avèrera utile lors des discussions visant à établir une politique sur les solutions à long terme en matière de télécommunications pour le Nunavut et, bien sûr, pour l’ensemble de l’Arctique canadien. L’étude fut menée au cours de l’automne et de l’hiver 2011 et le rapport final fut rendu public au printemps 2012.

L’étude de faisabilité sur la fibre optique conclut que l’installation et l’exploitation d’un réseau de fibres optiques sont possibles au Nunavut. Les immobilisations nécessaires à la construction d’un anneau de fibres optiques permettant de desservir 24 collectivités au Nunavut (tenant pour acquis que Sanikiluaq pourrait être alimenté à meilleur prix à partir d’un réseau installé au Nunavik) sont estimées à 1,05 milliard $. Un réseau de fibre optique qui desservirait les trois capitales régionales (Iqaluit, Cambridge Bay et Rankin Inlet), avec un prolongement jusqu’à Resolute Bay, est estimé à 342 millions $. Par contre, le rapport mentionne également qu’un investissement simultané devrait aussi être consenti pour l’installation d’un signal satellite à haut débit qui desservirait les collectivités non reliées par fibre optique et servirait de substitut en cas de panne du réseau de fibres.

Le rapport final est disponible pour téléchargement aux adresses suivantes :

Sommaire des constats

D’un point de vue technique, l’installation et l’exploitation d’un réseau de fibres optiques sont possibles au Nunavut avec les technologies existantes, mais exigeraient certaines modifications pour l’adapter aux conditions locales. Ceci ne va pas sans risque et certains éléments clés doivent être pris en considération, entre autres :

  • Le besoin de données nautiques et géologiques précises afin de déterminer le tracé des câbles et les approches sur les berges;
  • Le processus d’évaluation environnementale et d’obtention des permis;
  • La courte fenêtre d’installation et les conditions de glace changeantes;
  • Le besoin d’une stratégie d’entretien et de réparation, y compris les scénarios d’urgence en cas de panne prolongée;

Le rapport propose différentes approches pour la conception du réseau afin d’atténuer les risques, y compris l’utilisation d’une architecture en anneau, des routes diversifiées, des unités de branchement et l’accès à des technologies de remplacement en cas de panne.

Le rapport propose des options pour la mise en service d’un réseau de télécommunications mixte au Nunavut. Il présente aussi certaines considérations socioéconomiques liées à l’exploitation d’un tel réseau. Entre autres, la fracture numérique potentielle entre les collectivités connectées par fibre optique ou non, la nécessité d’un investissement simultané dans un lien satellite à haut débit pour les collectivités sans fibre optique et, enfin, la façon de gérer la différence de niveaux des services offerts entre la fibre optique et le lien satellite afin d’assurer la prospérité socioéconomique de l’ensemble du territoire.

Quatre recommandations sont faites pour la prise en compte de ces préoccupations socioéconomiques :

  • Les investissements en infrastructure doivent bénéficier aux Nunavummiut puisqu’ils profitent aussi au Canada;
  • La fiabilité et la redondance du système sont primordiales;
  • Un investissement stratégique simultané est essentiel pour relier le satellite au réseau fédérateur (backbone);
  • Une source de revenus future est nécessaire pour assurer l’entretien et l’innovation;

Salter Global Consulting Inc. (SGC) a remporté l’appel de propositions pour la réalisation de ce travail. À son tour, SGC a retenu les services de Ledcor Infrastructure Services et Imaituk Inc. à titre de sous-traitants.

Le conseil d’administration de NBDC a révisé et approuvé le rapport et considère qu’il sera utile lors des discussions de politique à venir. Par contre, les recommandations et conclusions sont celles des consultants qui ont préparé le rapport.